Premiers retours de Géhenne au Palais des Glaces

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« …c’est efficace en diable. Il n’y a pas sur le plateau une religion plus méchante que les autres, mais un univers humain déglingué. Il y a surtout un individu, rejeton de l’endoctrinement mortifère, qui avoue, la belle affaire, n’avoir jamais « parlé ni vu Dieu » ni lu la moindre « page du Coran ». Mais qui s’est comporté comme un soldat de la haine, de l’intolérance absolue, pour tenter d’imposer  une barbarie totalitaire dont il ne perçoit, et encore dans la brume, que quelques dogmes qui lui ont été vendus comme des vérités vraies.  « Géhenne » ne fait pas dans la dentelle. Mais vise un public sensible et fait appel à son intelligence, sa raison profonde. 110 000 spectateurs  dont 65 000 adolescents ont assisté à l’épisode 1. « Plus les attentats se multipliaient, plus je sentais le besoin de plonger dans l’esprit d’un criminel » ajoute l’auteur et metteur en scène. Pour allumer des projecteurs contre l’obscurantisme. »

Géhenne dans l’Humanité

Géhenne, à partir du 19 avril 2017

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Ismaël Saïdi, Shark Carrera

Photo © Torsten Giesen

Après le formidable succès de son spectacle Djihad, l’auteur, acteur et metteur en scène Ismaël Saidi nous revient avec le deuxième pan de sa trilogie théâtrale consacrée au radicalisme. Cette fois, en maniant toujours l’art du rire et de l’émotion, il nous emmène dans l’histoire d’Ismaël qui – après avoir commis un attentat dans lequel plusieurs personnes ont été tuées et où il a perdu l’usage de ses jambes – est condamné à la prison à perpétuité.

Là-bas, il rencontre un prêtre, commis d’office, avec qui le dialogue se noue. À l’hôpital, par ailleurs, où il se rend régulièrement pour ses soins, il a des échanges cacophoniques avec une femme qui a perdu la raison. À trois, ils vous feront voyager dans un monde où l’antisémitisme, la haine de l’autre, l’intolérance religieuse, le racisme, la violence laissent subitement la place à quelque chose de nouveau.

Avec eux, vous allez vibrer, verser des larmes et laisser fuser des rires salvateurs. 

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Audrey Devos  © Torsten Giesen